
Paradis en enfer
peinture à l'huile
38x54 cm
Rêver du paradis, fuir l’enfer : voilà l’élan qui consume chaque jour l’âme humaine. Pourtant, au fond de nous, c’est bien l’enfer qui gronde trop souvent. La cupidité, la haine, la jalousie, l’ignorance et le ressentiment, ces lames acérées, lacèrent sans peine l’amour le plus profond. Le paradis et l’enfer ne sont pas des mirages de ce monde : ils sont les convulsions d’un esprit vacillant, incapable de museler les mots amers et la tristesse qui le rongent. En une seule journée, ce purgatoire terrestre tremble sous des secousses incessantes. Nous l’avons tous vécu, et cela nous assène une vérité brutale : paradis et enfer ne sont que les deux faces d’une même pièce.
Elyn a peint cette toile pour graver dans l’éternité son premier amour en France, une passion tourmentée avec un homme au passé sentimental complexe et douloureux. Son cœur, ce traître, ratait un battement chaque jour, parfois chaque heure, comme s’il titubait au bord du gouffre. Il lui fallait du temps pour chasser les démons de l’enfer, pour oser croire à nouveau au paradis, à la paix de l’âme, à la possibilité d’un bonheur tranchant comme une lame. Mais, ironie cruelle, cette œuvre, fruit de son être, a été arrachée par les griffes d’un voleur avide, un vautour qui a dévoré cette lumière pure pour la plonger dans ses ténèbres.
